© Naohiro Ninomiya

Espèce de collectif est une structure qui œuvre dans le champ chorégraphique. C’est un terrain propice à la pratique, à l’expérimentation, et à l’articulation avec d’autres champs d’expériences, qui sont des leviers formidables pour faire émerger des projets.

Fondée en 2016, elle fait suite à la création de Pour en découdre, un projet de collaboration entre Damien Briançon et Étienne Fanteguzzi. Dès lors, Espèce de collectif développe, soutient, produit et diffuse le travail de Damien et Étienne, déployé lors de projets de commun ou individuels.

Prenant pied à Strasbourg, le collectif porte attention à un travail de territoire dans la région Grand Est, et depuis 2017 dans la région Bourgogne-Franche-Comté également.

Au delà des projets de création, le collectif partage et interroge les pratiques de la danse par un travail de transmission auprès des publics amateurs et professionnels.

© Marianne Dineur
© Marianne Dineur

Damien Briançon

J’ai commencé la pratique de la danse à 20 ans, avec Hervé Diasnas (et puis ça a duré 10 ans).
J’ai enrichi cette pratique en croisant le parcours, le travail ou la recherche de Patricia Kuypers et Franck Beaubois, de Michel Massé, de Lorna Marshall et Yoshi Oïda, de Julyen Hamilton, du GdRA et d’Andrew Morrish.
J’ai commencé à être sur scène avec un solo. Ce travail en solitaire est proche, à mon goût, d’une forme d’autoportrait. À ce titre, je compte bien développer cette recherche régulièrement, au fur et à mesure de mon parcours.
J’ai toujours pensé mon travail de création en relation avec d’autres personnes, d’autres savoirs-faire : avec Tristan Bordmann (vidéo), Joseph Kieffer (plasticien), Marion Cenki, Jordi Puigdefabregas (danse), Maxime Tisserand (musique), Jonathan Merlin (son).
J’ai été interprète pour Hervé Diasnas, Marinette Dozeville, Lydia Boukhirane, Arnaud Louski-Pane, Louis Ziegler. Aujourd’hui je travaille avec Pauline Ringeade, David Séchaud.
Et je fais vivre cet Espèce de collectif.

© Naohiro Ninomiya
© Naohiro Ninomiya

Étienne Fanteguzzi

Si personne ne parle, il se peut que je le fasse. 
Si une proposition est lancée, je foncerai avant de connaître la fin de la proposition. 
Si une affirmation est donnée, je la mettrai en doute.
Je n’ai pas vraiment d’opinion, mais je changerai certainement d’avis. 
Et je peux argumenter.
Parfois je bouge dans tout les sens. Certains appellent ça de la danse. D’autres non. Ceux qui restent sans regarder écoutent peut-être. 
Souvent, j’ai besoin de faire les choses pour les comprendre. 
Je ne comprends toujours pas la danse, pourtant j’essaie.
Je peux parler longtemps. 
Pour aller quelque part, je prendrai le chemin le plus long, ou du moins le plus tortueux. Non par volonté mais parce que je me suis perdu en route.
Je dis souvent « je ne sais pas ».
J’ai appris à danser, mais parfois j’ai l’impression d’avoir oublié. 
J’aime bien quand c’est carré, beau et précis, mais je n’arrive pas à le faire. 
Je réfléchis trop et trop longtemps pour une question simple. 
L’inverse est parfois vrai.